La musique s’est tue

A chaque instant, chaque pensée, chaque rêve, chaque bribe de vie on peut trouver un air qui puisse l accompagner, exacerber ses sentiments, ses espoirs ou ses désespoirs, sa noirceur ou sa clarté. Comme les gazouillements des oiseaux au printemps naissant attirent notre regard sur la majesté de l’arbre qui les abrite, nos airs révèlent nos sentiments que ce soit devant l adversité ou dans la félicité.
Mais voilà : que se passe t il quand la musique ne suit plus ?
Que se passe t il quand il n y a que le silence qui puisse traduire vos sentiments ?
Que se passe t il quand il ne reste que le vide noir (le noir est il vide?!) pour remplir la blancheur de vos pages ?
D autres appellent cela le mourant, la nostalgie, le cafard, la bête noire (le noir est il bete ?), broyer du noir (le noir est il broyable ?). Ce n’est même pas cela , c’est uniquement un instant où l’on se retrouve !
Le silence est le chemin le plus rapide vers la solitude.
Le silence est le chant de l’éternité devant la finitude.
La solitude est la rencontre avec soi qui ne dure que le temps d’un souffle
« On ne peut être vraiment soi qu’aussi longtemps qu’on est seul ; qui n’aime donc pas la solitude n’aime pas la liberté, car on n’est libre qu’étant seul. Toute société a pour compagne inséparable la contrainte et réclame des sacrifices qui coûtent d’autant plus cher que la propre individualité est plus marquante. Par conséquent, chacun fuira, supportera ou chérira la solitude en proportion exacte de la valeur de son propre moi. Car c’est là que le mesquin sent toute sa mesquinerie et le grand esprit toute sa grandeur ; bref, chacun s’y pèse à sa vraie valeur. »
Schopenhauer
Doktorix.....The quite & lonesome river in the valley










