dimanche, avril 15, 2007

Un rêve assassiné explose!

Viens et étends toi parmi mes rêves! Et puis puisque le soleil brille et que je suis seul, amène moi aussi une tonne de pleurs sertie de fleurs de verre : le temps est pure perte quand il galope seul dans l esprit inique d’un solitaire et la solitude est une fleur sauvage qui dépérit aux couleurs du crépuscule.

Tant de haine habite le cœur des hommes de chez moi…

Tant de fantômes d’espoirs parcourent leurs âmes peuplées de peines et, hululent fort quand la nuit est sombre et qu’il n’y a plus de lumière . Quand l’histoire s’empêtre dans les fils invisibles et entremêlés du narrateur intéressé et vénal. C’est facile de s’enflammer au crépuscule quand on ne sais plus ce qu’est le vent ni le soleil, quand on a faim et vois les siens mourir dans une vie à petit feu, quand on a la mémoire brisée avec des débris endoctrinés d’oubli. L’homme se dévêt de son humanité, dénude son être, il troque son surhomme contre la promesse du sperme d’un moi de pacotille vacillant et trébuchant, aveugle et haineux. C’est si facile de haïr et si difficile d’aimer.

Tant d’oubli habite la mémoire meurtrie des hommes de chez moi……

Ce grand masque noir aux yeux exorbités et néantiseurs qui tue les lendemains heureux dans le regard innocent de l’enfant anesthésié qui gît dans l’esprit collectif de notre conscience individuelle. Ce grand gouffre où s’empilent à ras bord les cadavres de rêves assassinés par les mains invisibles d’oppresseurs, évanouis à jamais dans les brumes évanescentes du présent qui déjà est l’histoire de demain !

Tant de tristesse peuple les jours des hommes de chez moi…

Un sentiment persistant et languissant, pareil au son du téléviseur quand s arrêtent les émissions. Une tristesse sourde mais pas aveugle du tout. Une tristesse affamée mais pas gourmande du tout. Une tristesse pleine de mots insonores mais pas muette du tout. Une tristesse inerte mais pas paralysée du tout. Une tristesse condensée et inflammable et qui parfois – forcément- explose quand on la soulage un peu trop brutalement.

Et tant d’ignorance habite l’esprit des hommes de chez moi

Ils enfouissent leurs désirs sous des tonnes de frippes mal lavées et des fentes horizontales et bridées sous la sacro-sainte emprise du plus puissant des opiums. Alors que les fripiers eux même ont troqué depuis longtemps la buqua pour un string et la kalachnikov pour un chéquier.

D’autres étalent leurs chaires concupiscentes sans aucune pudeur sans aucun égard et quel égard peut avoir celui qui après avoir dormi nu dans la nuit glaciale se retrouve roi dans un château ? "quand on est riche en savoir ou en fortune il faut ménager les indigents"
Parceque les indigents ont des yeux, des oreilles et surtout un coeur aussi. Parceque surtout-et malheureusement- L'argent n'achète ni savoir ni conscience.

Pauvres de nous perdus dans nos propres sécrétions….

Avé Démautocratie, ceux qui vont mourir te saluent.....avec le bon doigt avant de se faire péter!

Doktorix……Innocent aux mains sales.

3 commentaires:

Scheiro a dit…

Je suis très content d'avoir découvert - par hasard - ton blog Doktorix. Ta vision humaniste du monde - normal, tu es médecin - et de la société marocaine, en particulier, est pour moi pleine d'enseignements : un complément précieux aux articles journalistiques que je peux lire habituellement.
Je suis comme toi désolé de lire que le désespoir pousse des hommes à pulvériser leurs rêves et ceux de leur frères qui, eux, n'ont rien demandés, et surtout pas de finir en petits morceaux dans un cybercafé ou sur la place d'un marché.
Très bon billet !

Doktorix a dit…

salut scheiro

En découvrant le mien moi j ai decouvert le tien, c'est la magie du net: on entraperçois les univers des autres a travers leurs mots.

Malheureusement, le terrorisme fait desormais partie de l'equilibre précaire où vit notre p'tite planète et ce n 'est apparamment pas près de changer: triste conséquence de totu ce qui a précédé et surtout de l'oubli de tout ce qui a précédé

Mrahba (Bienvenu)scheiro

Scheiro a dit…

Salam ! C'est un plaisir de te lire, Dok :-)
Comme toi je pense que malheureusement l'équilibre de notre petite planète va encore être perturbée pendant de longues années, parce que certains perdent les pédales et que la bicyclette sur laquelle ils se sont assis ne va pas aller loin sur la route. Alors, espérons qu'ils ne renverseront pas trop de monde sur leur passage et qu'ils ne lâcheront pas aussi le guidon.
Les médecins n'ont pas fini d'avoir du travail...
Merci pour cette bienvenue, et tu es également le bienvenu sur mes blogs. A bientôt !